Recueillir les retours de ses patients dans un cabinet de santé

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Dans un cabinet de santé, une plaque ne doit pas servir à collecter des avis publics. Les codes de déontologie des professions à ordre interdisent au praticien de faire appel à des témoignages de tiers dans sa communication. En revanche, rien n'interdit de recueillir des retours internes : la plaque redirige alors vers un formulaire de satisfaction, dont les réponses servent à l'organisation du cabinet et ne sont pas publiées.

Questions fréquentes

Un professionnel de santé peut-il mettre en avant des avis de patients ?

Non, pas dans sa communication professionnelle. L'article R4127-19-1 du code de la santé publique dispose que la communication du médecin « ne fait pas appel à des témoignages de tiers », et les recommandations du Conseil national de l'Ordre des médecins précisent que le praticien ne doit pas faire état de notations, évaluations, commentaires, remerciements ou témoignages de patients. Des formulations équivalentes figurent dans les codes de déontologie issus des décrets du 22 décembre 2020, notamment pour les chirurgiens-dentistes et les masseurs-kinésithérapeutes, ainsi qu'à l'article R242-35 du code rural pour les vétérinaires.

Puis-je tout de même demander l'avis de mes patients ?

Oui, à condition que ce retour reste interne et ne serve pas votre communication. Un formulaire de satisfaction sur l'accueil, les délais ou l'organisation est un outil de qualité, pas une vitrine. C'est cet usage que nous recommandons aux professions à ordre, et c'est celui vers lequel la plaque doit rediriger.

Sur quoi un retour interne peut-il porter ?

Sur tout ce qui entoure le soin sans toucher au soin lui-même : facilité de prise de rendez-vous, respect des horaires, qualité de l'accueil au secrétariat, clarté des informations pratiques, accessibilité et confort des locaux. Ces éléments sont utiles à l'organisation du cabinet et ne relèvent pas d'une appréciation de l'acte médical.

Et si un patient laisse spontanément un avis public ?

C'est son droit, et vous n'y pouvez rien : l'interdiction déontologique porte sur votre communication, pas sur l'expression des patients. Vous pouvez répondre, mais avec une prudence particulière : ne confirmez jamais qu'une personne est votre patient et ne reprenez aucun élément de sa prise en charge, même pour vous défendre et même si elle a elle-même tout publié. Une réponse générique invitant à un échange direct protège le secret médical.

Les professions sans ordre sont-elles concernées ?

Les codes de déontologie ne s'appliquent qu'aux professions dotées d'un ordre. Un psychologue ou un ostéopathe n'y est donc pas soumis de la même manière, mais reste tenu par le droit commun de la consommation, qui interdit les faux avis, les incitations et le filtrage, et par ses propres règles professionnelles éventuelles. Nous vous recommandons de vérifier votre situation particulière plutôt que de raisonner par défaut.

Faut-il faire valider le dispositif avant de l'installer ?

Nous le recommandons clairement si vous exercez une profession à ordre. Cette page décrit un cadre général établi à partir des textes en vigueur en septembre 2026, elle ne constitue pas un conseil juridique. Votre conseil ordinal départemental est l'interlocuteur adapté pour valider un dispositif concret avant sa mise en place.

La plaque est-elle déductible et la TVA récupérable ?

La plaque est un achat professionnel, donc une charge déductible dans les conditions habituelles. La récupération de la TVA dépend de votre régime : les actes médicaux et paramédicaux étant en principe exonérés de TVA, un praticien non assujetti ne la récupère pas et supporte le prix toutes taxes comprises. Vérifiez votre situation avec votre comptable.

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